vendredi 27 décembre 2013

The light of the world - Merry Christmas, all the year long !

Even we are connected to electricty, we try to produce it by alternative ways, and to use daily alternative sources of power, with gas, wind, water, wood. Lighting is of course a big concern...
videoA few days after Christmas, when the Light of the world is given to mankind, here is a very little video to show you how an oil/petroleum lamp can be easy to use.

Please remember that the glass becomes very hot when the light is on !

Have a nice end of year !

We must work the works of him who sent me while it is day; night is coming, when no one can work.As long as I am in the world, I am the light of the world.

John 9:4-5 (ESV)

jeudi 21 novembre 2013

Organigramme des Anabaptistes - An anabaptist chart

Il est parfois difficile de replacer dans l'histoire les Amish, Mennonites, et autres frères anabaptistes. Pour y voir un peu plus clair plus clair, nous nous sommes essayés à un petit exercice : une sorte de tableau des principales dénominations issues de la Réforme.

Un 'chart' qui rappelle celui de Cory Anderson, membre des Beachy Amish et webmaster du portail non-officiel www.beachyam.org, qui en a réalisé un semblable, et fidèle, proposé ci-dessus.

Dans la même optique, voici le nôtre, qui comme celui de Cory, n'est ni exhaustif ni parfait, et ne prend pas en compte la représentativité des groupes pour définir la taille des vignettes.


Vos remarques pour le compléter sont évidemment les bienvenues...

lundi 11 novembre 2013

Cookies and milk


Yesterday, it was raining a lot. So we decided together to cook in the kitchen. We took the last vegetables from the garden, to make some cans for the winter; we also reserved an half pumpink to prepare today's soup.
With the raw milk of the cows, we made some fresh cheese. We will eat it tomorrow as a perfect add to bread, the other part shall be stored in a dry and cold place to become harder cheese.

Separating milk from lactoserum gave us some reason to cook someting different. We can indeed use sour milk (also called buttermilk if it comes from  cream turned into butter) to bake biscuits. These contain no sugar, and can be eaten with milk and honey, as well as a salted light meal. It's very easy to prepare them with children.


Cooking is always a way to preserve harmony and to keep in touch with relatives. This is true when it's made, but also when it will be shared. In family, everybody can come with his talents, and help as he can, no matter what age he is. During a rainy day, everyone can be warmed with the oven's warm, and hearts company...

Because there is one bread, we who are many are one body, for we all partake of the one bread (1Co10,17)

mardi 27 août 2013

Des Amish en Belgique ? Des Amish en Europe ?

Assemblée mennonite vers 1900
http://fredericschwindt.blogspot.be/2009/11/des-amish-dans-le-sud-meusien.html
Une question revient sans cesse dans les forums consacrés aux Amish et autres anabaptistes : les Amish sont-ils encore présents en Europe ?

Après avoir fait ma petite enquête, voici une réponse non-exhaustive à cette question :

- les Amish du Vieil Ordre sont partis d'Alsace, de Suisse, en somme du Palatinat au 18ème siècle. Nous ne rappellerons pas ici combien ils ont souffert des persécutions causées par les protestants et les catholiques. Quelques groupes isolés se sont convertis, d'autres ont résisté, pour rejoindre des églises anabaptistes locales. En Alsace, la dernière congrégation Amish est celle d'Ixheim, qui a rejoint l'Eglise mennonite en 1937. 
- A partir de 1950 environ, des missions Amish au départ des Etats-Unis et à destination de l'Europe ont été mises sur pieds. Ce n'est pas le fait des Amish du Vieil Ordre, mais bien des Beachy Amish, la branche néo-conservatrice mais paradoxalement plus libérale du mouvement. Ces missions ont souvent été clôturées après quelques années d'expérience : dans une Europe qui se déchristianisait sensiblement, les chrétiens n'ont pas compris la proposition de ces Amish qui conduisent des voitures et utilisent nombre de nos éléctro-ménagers courants.  

De ces missions, il reste pourtant des traces, voir même des congrégations.

- En Belgique, une mission de quelques familles a été implantée à Poperinge dans les années 1980. Elle a fermé ses portes en 2008 (information confirmée), avec le départ de la famille de Paul Yoder.
- En Pologne, une famille est restée. Elle a réussi à se faire accepter de la population locale, qui la prenait au départ pour une famille juive orthodoxe. Ils fréquentent une Eglise pentecôtiste, faute de mieux. L'histoire de cette famille se trouve sur Amish America.

- En Irlande, une mission (toujours Beachy) semble croître. Une famille hollandaise a récemment rejoint le groupe. Il s'agit de la Waterford Amish Mennonite community. Pour en savoir plus : www.independent.ie/lifestyle/unique-irish-community-the-amish-of-dunmore-east-26794029.html
- En Ukraine et en Roumanie, les Beachy Amish sont encore présents, et y ont développé un ministère humanitaire, via le Christian Aid : www.christianaidministries.org/about-cam/locations

Nombre de croyants sont légitimement attirés par le plain living;
dans cette optique, soulignons aussi le fait qu'il existe aussi en Europe :
- de nombreuses Eglises mennonites/anabaptises (en France, notamment !)
- des communautés de frères/Brethren 
- des communautés intentionnelles dénominationnelles ou non. Les Bruderhof (Angleterre, Allemagne) par exemple, qui se rattachent indirectement aux Huttérites.

Un trop rapide tour d'horizon, j'en conviens.
Pour en savoir plus sur les Beachy Amish : www.beachyam.org

Voir aussi :  
- des Amish dans le Sud-Meusien ? Article de Frédérick Schwindt. 
- l'article du journal La Croix : A Strasburg, les Amish parlent alsacien

mardi 9 avril 2013

The heart of Amish living ?

(c) Family without borders
I thought a lot about what's the real heart of Amish living. Of course there's the family, and the community : you can't do anything without a good circle of friends and relatives. It enhances your humanity, and it helps you to remain that every man or woman is the other's guardian... Of course we have rules, that maintain order and joyfull austerity among us, to preserve us from wordly or/and unnecessary things.

But I think the most important is that our lives are guided through God, and trough time.

In fact, most people we konw are running eveywhere, are shouting to be listened, and are even sick because they don't take the time to talk, to breathe, to smile, to work, to live. Mesuring time and using time as a gift is also a way to thank God for He gave it to us. Every minute we can thank Him, in every situation we can use our hands or our brain to act in godly way.

We see this way as a complete spirtuality, introducing God not only when we have time, but in every hour, because it's offered to God. God is not an accessory, as well as time is not one at all. We choosed to live considering one is even essential to us than the other.

No matter what life you choosed, but please take time. Take the time to pray, to help, to smile !
And in every circumpstance, be joyfull, because you are God's vehicule for love.  
Avec le printemps est revenu le temps des semences. Un verset de l’Ecclésiaste s’est rappelé à notre bon souvenir (Eccl 3 dans la traduction du Semeur): 
Il y a un temps pour tout et un moment pour toute chose sous le soleil.Il y a un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour planter, et un temps pour arracher le plant,un temps pour tuer et un temps pour soigner les blessures, un temps pour démolir et un temps pour construire. Il y a aussi un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour jeter des pierres et un temps pour en ramasser, un temps pour embrasser et un temps pour s'en abstenir. Il y a un temps pour chercher et un temps pour perdre, un temps pour conserver et un temps pour jeter, un temps pour déchirer et un temps pour recoudre, un temps pour garder le silence et un temps pour parler, un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la paix.

C’est peut-être là un des principes les plus fondamentaux - hormis notre ancrage en Dieu par Christ - du Plain Living. Faire en sorte de pouvoir donner aux choses à accomplir le temps qu’elles méritent ; faire en sorte que nous puissions nous investir dans chaque tâche de manière entière, honnête, authentique. L’adage populaire veut que celui qui est partout à la fois n’est finalement nulle part, aussi essayons-nous de prendre le temps ; les temps et moments nécessaires à la réalisation de ce qui doit être fait.

En ce début du printemps, le four à pain a été nettoyé, les premières semences intérieures commencent à sortir de terre, les poussins de poule grandissent à vue d’œil. Alors que Marc nous rappelle que ‘jour et nuit, la semence germe et grandit’ (4,26-29), nous ne maudissons pas cet hiver utile, mais nous réjouissons du retour des beaux jours et de tout le surcroît de vie qu’ils procurent.
Bientôt d’autres naissances, d’autres enfantements.

L’Ecclésiaste nous donne à réfléchir à la manière dont nous travaillons, dont nous nous affairons, dont nous gesticulons ! Et si chaque tâche mérite son moment, nous sommes persuadés que chaque activité mérite aussi son endroit. Pour nous, cela va de soi : dans une cuisine, on mange, dans une chambre à coucher, on dort. Pourquoi choisir de mettre des télévisions dans toutes pièces, ou de manger à tous les étages ? Pourquoi transformer des pièces de vie en bureau improvisé, ou une pièce à linges en fourre-tout ? Pourquoi téléphoner dans la salle de bains ou se raser en voiture ? A croire que nous pouvons tout faire partout, nous nous emmêlons les pinceaux, et ne sommes plus enclins à faire correctement les choses. ‘On ne peut être au four et au moulin’, disaient nos grand-mères. Marthe et Marie (Luc 10,38) en sont un autre exemple.

Croire que tout espace peut servir toute activité n’apporte ni la paix du geste ni la concentration nécessaire à celui-ci. Croire que tout moment est propice à l’étude comme à la cuisine ou aux champs est un leurre… Choisir de prendre le temps, et l’endroit, c’est transposer dans les plus petites choses de notre vie la logique de la vie elle-même, qui respecte cycles et saisons, latences et explosions.    

mardi 2 avril 2013

Bref aperçu du terreau religieux Amish


cc WikiCommons
N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui ; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde. Et le monde passe, et sa convoitise aussi ; mais celui qui fait la volonté de Dieu demeure éternellement ” (1 Jean 2,15). 

Le verset biblique aura servi de pierre d’achoppement à bien des débats, mais aura été également la pierre d’angle de nombreuses fondations monastiques et autres communautés chrétiennes. Le mouvement Amish s’y réfère également volontiers ; bien que leur modestie les oblige à ne jamais être prolixes sur leurs différentes règles de vie, des auteurs comme Donald B. Kraybill1 auront largement approché et partagé la vie de leurs membres pour pouvoir légitimement en témoigner. 
 
Les Amish souhaitent en effet se retirer du monde, tout étant conscients, quoiqu’on en dise, d’en faire partie intégrante. Un peu comme ces familles mennonites québecquoises actuelles balançant progrès ‘pour être du monde’ et tradition ‘pour s’en retirer’. D’où leur souhait de se conforter dans une vie exemplaire qui, si elle ne sert jamais à des desseins prosélytes, leur offre au quotidien une clôture qui est garante de leur force : une clôture faite de libertés et d’interdits, encadrant une dynamique communautaire ancrée dans une identité religieuse forte. Les Amish gardent en effet un douloureux souvenir des persécutions passées, et nous rappellent également, de manière silencieuse ou par leurs actes, l’affreuse bêtise d’une humanité en pleine perte de ses rameaux générationnels. En témoignera le massacre du 2 octobre 2007 de plusieurs fillettes Amish de la West Nickel Mines school par un membre ‘du monde’ … Faits divers horrible qui ne pourra servir d’argumentaire, mais qui offrira néanmoins aux Amish un respect mondial, au vu du pardon accordé par les familles au meurtrier. 
 
1 Spécialiste du mouvement anabaptiste et auteur notamment de ‘Les Amish. Une énigme pour le monde moderne’, aux éditions Excelsis. Un ouvrage de référence sur les Amish.